SANTE | Sida et Covid-19, une cohabitation compliquée pour le VIH

     SANTE | Sida et Covid-19, une cohabitation compliquée pour le VIH

    Chaque année, la Journée mondiale contre le sida est organisée dans le monde entier le 1er décembre. Elle est le cadre de manifestations de soutien aux personnes vivant avec et touchées par le virus, et c’est également le moment de se souvenir de toutes les victimes du sida. Le thème de l’édition 2020 de la Journée mondiale de lutte contre le sida est « Solidarité mondiale et responsabilité partagée »

    L’an dernier, 1,7 million de personnes ont été contaminées par le VIH/sida. Ce sont ainsi 38 millions de personnes dans le monde qui cohabitent avec le virus. Sous traitement, on peut très bien vivre avec – s’il est suivi et que la charge virale est indétectable. Les malades ne sont plus contagieux et peuvent mener une vie normale. Cependant, en 2020, la pandémie de coronavirus, et ses retombées virulentes ont monopolisé l’attention du monde entier. Une cohabitation des deux pandémies qui met du plomb dans l’aile aux stratégies de lutte contre le sida.

    D’abord, le Covid-19 a rendu le suivi biologique des patients atteints du sida encore plus difficiles. La prise en charge des patients du VIH nouvellement diagnostiqués a pris un coup, et on recense une baisse considérable d’au moins 50% des tests de dépistages due aux longues périodes de confinement.

    Aussi, la cohabitation des deux virus fait craindre une surmortalité à l’Onusida. Un patient séropositif peut bien sûr également être infecté par le Covid-19. La co-infection VIH-Coronavirus n’est pas forcément délétère, mais des patients très immuno-déprimés qui n’ont pas accès aux traitements, et qui contractent le Covid, auront finalement un sur-risque d’avoir des formes plus sévères de la maladie.

    Par ailleurs, sur le plan financier, les politiques et les bailleurs ont fortement préféré cette année mobiliser les fonds pour lutter contre le Covid-19 au détriment du sida.

    L’Onusida a pour visée fondamentale l’éradication du VIH sur la planète d’ici 2030. Pour l’heure, même si le coronavirus recule, ses répercussions compliquent cet objectif de l’Onusida, et l’oblige à consolider ses plans et stratégies pour les années à venir.

    florian

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